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Séré de Rivières face à l'histoire

    Séré de Rivières face à l'histoire


Lapides Clamabunt :

Du système fortifié élaboré par le Général Séré de Rivières, pour assurer la défense de la France, il ne reste aujourdh'ui que peu de souvenir. Le nom, même, de son concepteur n'apparaît pas dans les livres d'histoire.
Et pourtant, avec près de 200 forts construits en moins de 10 ans, intégrés dans un programme défensif global et tenant compte de l'action combinée des armées et des ouvrages fortifiés dans le but de garantir l'intégrité des frontières française, n'a d'équivalent que le système élaboré 150 ans plus tôt par Vauban.

Sans oublier l'effort considérable fournit pour la réalisation de ces ouvrages. Chaque fort a coûté entre 2,5 et 4 millions de francs  or, et il ne fallait que de 3 à 4 ans pour les construire, bien qu'à l'époque, on n'avait que des marteaux, des piques et des brouettes pour réaliser ces travaux.
A l'époque on avait que des marteaux, des piques...

Les causes, de cet incroyable oubli collectif, ne peuvent être que l'expression d'un profond traumatisme qui trouve, peut être, ses origines dans le désastre de 1870, mais ce n'est pas suffisant pour expliquer la forte valeur négative attachée à cette architecture fortifiée.
Ce système défensif est, avant tout, l'aveux officieux du déclin démographique, politique et économique de la France. Que reste-t-il de cette France révolutionnaire, triomphante et arrogante, qui imposait ses idées à l'Europe? Elle est désormais contrainte de se cacher derrière un "mur " pour survivre.
Fort de Vaux au coeur de la bataille de Verdun

Le fort de Souville en 1916. Le fort, réarmé, ne sera pas pris
Et quel "mur"!
Alors qu'une grande partie des ouvrages est à peine sortie de terre, trois découvertes majeures vont remettre en cause les principes techniques même, ayant régi la construction de toutes ces fortifications.
Enfin, ces forts se retrouveront, bien malgré eux, au centre de la plus terrible bataille de la première Guerre Mondiale, alors qu'ils ont été déclassés depuis le 5 août 1915 et n'ont plus ni artillerie ni garnison et sont même en voie de destruction. L'utilisation, plus que discutable, de ce dispositif défensif, pendant le conflit, va laisser dans l'inconscient collectif un profond traumatisme avec un sentiment de terrible gâchis,  ne faisant que renforcer la forte valeur négative attachée à ce dispositif et allant  jusqu'à la volonté d'oublier.

Mais gardons nous de tout jugement hâtif, car,  le système Séré de Rivières est avant tout un système dissuasif inachevé. Quel fût l'impacte de ce dispositif sur les plans de l'invasion Allemande en 1914? Difficile à dire.
Force est de constater que les Allemands éviteront d'affronter le rideau de fer ,  Meuse moyenne et basse Vosges, en le contournant par le Nord de la France, dont le dispositif défensif était resté innachevé. La violation de la neutralité de la Belgique précipita l'Angleterre dans le conflit au côté de la France et déclencha la désapprobation de la communauté internationnale, qui, à terme, va isoler l'Allemagne avec les conséquences que l'on connaît.
Alors que le plan Schliffen s'essouffle sur la Marne, la 5ème armée allemande tente de contourner Verdun par le Sud, pour prendre à revers la 3ème armée française.
Pour cela, elle doit forcer le rideau défensif. Le fort du Troyon, bien que fortement ébranlé par les bombardements, ne sera jamais pris, ruinant cette contre offensive.
Par contre, le 25 septembre 1914, le fort du camp des Romains ne tiendra que 3 heures, entraînant l'occupation de St Mihiel jusqu'en 1918.
Que penser de la bataille des forts de Verdun en 1916-1917! Le fort de Vaux, déclassé depuis 1915 et sans artillerie, résistera 7 jours à d'hallucinants bombardements (près de 23 000 obus seront tirés sur le fort et ses alentours). Les autres forts et ouvrages annexes, après avoir été précipitament réarmés, ne seront jamais pris et resteront opérationnels malgré un déluge de feu ( exemple: le fort de Tavannes, le 10 juillet 1916, ne recevra pas moins de 14 000 projectiles de tous calibres).

Quoi qu'il en soit, et quoi qu'on en pense, ce dispositif est une réalité de notre histoire!
Des hommes ont souffert, la peur au ventre, dans ces lieux devenus insalubres par les bombardements, au milieu des blessés et des morts, dans le fracas hallucinant des 300 et 400 mm qui ébranlaient tout l'édifice, et résonnaient de galeries en galeries, dans un interminable échos qui rendait fou.
Qui s'en souvient... Et pourtant, malgrè une exploitation cahotique, incohérante et inadaptée, il permit  malgré tout, de palier, en partie, aux faiblesses de l'armée Française.
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