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La France de 1870

Le 10 mai 1871, le traité de Francfort met fin à la guerre Franco-Prussienne.
La France est à genoux. La IIIème République naissante doit entreprendre le redressement économique et militaire du pays.

Mais les conditions du redressement sont difficiles. La France est diplomatiquement isolée, et doit payer une indemnité de guerre de 5 milliards de francs dont le règlement conditionne l'évacuation des territoires du Nord-Est restés occupés.
Napoléon III rencontre Guillaume I
Sans oublier la perte de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine, qui laisse la frontière Est de la France dépourvue de toutes défenses, et ouverte à l'envahisseur Allemand, avec qui les tensions ne se sont pas appaisées, bien au contraire, alors que l'organisation de l'Armée est entièrement à repenser.
Jean Jaurès
En effet, l'analyse des causes de la défaite fait apparaître de nombreuses déficiences:
 -L'armée est en sous effectifs, désorganisée et mal préparée.
 -La mobilisation des troupes a été cahotique.
 - Avec un réseau ferré sous-développé et mal protégé, l'acheminement des troupes vers les zones de combats s'est révélé laborieux.
 - L'artillerie n'est pas obsolète, elle est tout simplement archaïque.
- Le système fortifié, datant de Vauban, a fait son temps. Cette guerre n'a fait que confirmer les craintes mises en avant par certains: la vulnérabilité des places fortes isolées.
Devant ce constat, l'urgence de construire un système défensif, sur les nouvelles frontières terrestres, pourrait apparaître comme une nécessité, afin de compenser la faiblesse de l'Armée Française et permettre à un nombre restreint de forces, de couvrir la mobilisation.
Cependant, durant le conflit de 1870, les fortifications ne semblent pas avoir rendu tous les services que les soldats pouvaient en attendre.
En cette fin de siècle, les critiques à l'encontre  des fortifications sont nombreuses. Les principaux reproches sont :
 - leur coût élevé
 - Immobilisation de personnels et d'armements au détriment des armées de campagne
 - Elles empêchent le développement des villes, car elles grèvent lourdement les propriétés par leurs servitudes très dures.
 - Et..., pour certains, les forteresses favorisent la lacheté. Les armées en campagne peuvent être tentées de s'y réfugier un peu vite...
Officier d'infanterie de ligne  en 1885
Tout semble donc condamner la fortification permanente au lendemain de la défaite de 1870, et les tenants du tout offensif, pour porter la lutte sur le territoire de l'adversaire, sont nombreux et influents.
 
Mais la persistance des tensions avec l'Allemengne, au point de craindre une reprise des hostilités dès 1875 et la faiblesse de l'Armée Française, seront des facteurs déterminants pour les tenants du tout défensif.
La solution proposée par le Général Séré de Rivières, sur la mise en place de régions fortifiées, intégrées dans une stratégie globale et non plus basée sur un système défensif isolé pour palier une déficience ou pour créer un point de résistance ponctuel, sera retenue.


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